Il était une fois un pauvre paysan nommé Arthur Becket qui vivait avec son père Jean Becket dans la misère. Leur village était sous la dictature totale d’un roi égoïste qui se nommait Philippe Beautecour. Arthur était beau, intelligent et vif d’esprit. Son père, qui était très sage, se battait contre le roi et ses partisans en quête de liberté. Bien que le roi était puissant, il les craignait tout de même. Un jour le roi prit une cruelle décision ; il allait exécuter tous ses ennemis. La nouvelle se répandit très vite dans le pays, et bientôt tous les combattants en quête de liberté furent arrêtés. Comme tous ses compagnons, Jean Becket fut arrêté puis emprisonné en attendant le jour de la potence.

Mais Arthur ne savait pas que son père allait être exécuté. En ce jour, le cœur de Arthur Becket fut chaviré à jamais, car lors de l’appel de la potence, il reconnut son père, Jean Becket. Le combattant de la liberté. Arthur avait beau crier, hurler. Sa mort fut aussi rapide que les autres.

Depuis ce jour, Arthur Becket prit les initiatives de son père en un unique but : tuer le roi Philippe et gagner la liberté. C’est alors qu’il se mit à la recherche d’armes et d’hommes… et cela dans tout le pays. Une fois l’armée préparée, la guerre éclata, mais il commit une grande erreur ; il sous-estima la puissance de l’armée royale !

Arthur Becket parlait à ses hommes, caché derrière la colline quand il lança l’assaut « A l’attaque !!! Pour la liberté !! » Mais l’armée royale s’attendait à l’attaque. Les soldats se heurtèrent et le choc fut meurtrier. Arthur combattait comme un dieu et frappait si fort que lorsqu’il touchait le sol, la terre tremblait. Mais hélas, le combat fut perdu et Arthur fut capturé.

On le jeta dans une petite cellule sombre et pleine de toiles d’araignées.
- Tout seul dans une si grande prison ? dit Arthur.
- Non, tu n’es pas tout seul, Arthur, disait une voix derrière lui.
Il se retourna ; Il vit alors… non pas une personne vivante, mais un fantôme, plus précisément le fantôme de son père.
- Père ? s’étonna Arthur.
- Oui, c’est moi, répondit le fantôme. Je vais t’aider à sortir d’ici.
- Mais comment ? demanda Arthur.
- Je suis un fantôme, je peux traverser les murs, lui répondit le spectre. Il suffirait que je trouve les clés du garde.
- Bonne idée, approuva Arthur.
- Par contre, dit son père d’une voix grave, la prochaine fois, ne sous-estime pas les forces du roi !
Et le fantôme s’en alla, pour revenir cinq minutes après.
- Je les ai, dit le spectre. Allons-y !
Une fois dehors, Arthur et son père arrivèrent sur le champ de bataille de leur dernier combat.
- Comment va-t-on récupérer notre armée ? demanda Arthur.
- Grâce à cette pierre, lui répondit le fantôme, elle ressuscite les morts.
- Alors, nous pourrons avoir une armée plus grande ? demanda Arthur.
- Oui, même deux fois plus grande, lui répondit le fantôme.

Une fois leur armée remise sur pied, ils se dirigèrent vers le château du roi Philippe. Cette armée était composée d’au moins deux mille hommes. Ils étaient maintenant à environ un kilomètre du château.
- Maintenant, il faut redoubler de vigilance si on veut les attaquer par surprise, prévint Arthur.
Le premier garde venait d’être repéré : un des hommes s’approcha doucement de lui et au bout d’une minute d’absence, on pouvait voir du sang couler sur l’herbe.
- Bien, ils ne sont plus très nombreux, dit Arthur à ses troupes.
- Ils ne sont plus qu’une centaine d’hommes, dit son père.
- Très bien, alors… à l’attaque ! cria Arthur.
Le combat commença, sanglant, et au bout d’une heure, les soldats du roi étaient tous morts.
- D’accord, alors maintenant, je m’occupe du roi, dit Arthur.
Il entra dans le donjon, où le roi n’avait pas eu le temps de s’échapper.
- Philippe ! cria Arthur.
- Arthur Becket ? s’exclama le roi.
- Oui, rends-toi !
- Jamais ! répondit le roi.
Et Arthur et le roi dégainèrent leurs épées. Le duel fut long. Mais au bout de deux heures, quelqu’un s’écria :
- Le roi est mort !

On entendit des cris de joie dans tout le château.
- Vive Arthur !
- Vive Arthur Becket !

Arthur réunit tous ses généraux et le conseil commença :
- Je vous ai convoqués pour vous féliciter, déclara-t-il d’un ton solennel. Vous avez fait preuve de courage et de ruse. Mais je vous convoque aussi car nous avons besoin d’un nouveau roi.
Tous approuvèrent.
- Comme vous le constatez, reprit Arthur, ce n’est pas une tâche aisée de maintenir la paix. J’ai donc décidé que ce royaume aura un roi, et que ce roi aura des ministres qui le conseilleront dans ses choix.
Une fois encore, tous approuvèrent en silence.

Une demi-heure plus tard, le vote était fait. On commençait déjà à dépouiller. Peu après, le plus âgé prit la parole :
- Et notre nouveau roi est… Arthur Becket !!!

Le lendemain matin, la nouvelle fut proclamée publiquement et le peuple était fou de joie. De nouvelles lois furent votées, et le peuple sortit peu à peu de la misère. Peu de temps après, on célébra le couronnement dans la joie et l’allégresse. A la fin du discours lu par le jeune roi, une silhouette noire se faufila dans la foule. Pendant que le roi se faisait acclamer, la silhouette s’immobilisa, glissa sa main dans son manteau. Le roi proclama :
- Liber…
Un poignard venait de transpercer son cœur. Il acheva :
- Liberté…