Au Stift et se sentir le mieux possible Par Emilie et Marie

Chaque niveau comporte une infirmerie et un local médical où se trouve l'emploi du temps et les médicaments préparés à l'avance pour les résidents.

L'animatrice organise des journées tricot, puzzle, perles, loto, arts plastiques, danse assise... Les résidents créent des patchworks, des bonnets et des chaussettes ou des petits sacs...

La maison de retraite de Marlenheim est la seule maison de retraite de France à être équipée d'un « web entretien » pour parler avec les proches. bain.jpg La maison est aussi équipée de salles de bain modernes, sophistiqués et sécurisées pour tous usages. Toutes les chambres peuvent être aménagées selon les goûts du résident qui peut, s’il le souhaite, y mettre ses propres meubles, tableaux, télévision pour se sentir le mieux possible, chez lui.



Une vie, des hommes et des femmes Par Emilie Wendling

La maison de retraite de Marlenheim nommée « Maison de retraite du Stift », regroupe, tout personnel confondu, cinquante personnes, bénévoles compris. Il y a soixante quinze résidents répartis dans différentes unités de vie. Parmi celles-ci, l’une est composée de quinze résidents, atteints de la maladie Alzheimer.

Le prix d'hébergement minimum par jour est de quarante euros et onze cents. De nombreux ateliers sont mis en place : chorale, gymnastique, cuisine, danse assise, jeux de société ainsi que des ateliers de mémoire, de peinture, de perles, d’arts plastiques… qui s’ajoutent aux soirées loto, aux balades, aux sorties théâtres… concerts… qui permettent à nos aînés de s’occuper physiquement et intellectuellement.

N’oublions pas que les résidents ont aussi accès à un coiffeur ! Une infirmière par unité de vie et des aides soignantes veillent particulièrement à la santé des résidents. Elles sont vigilantes pour la toilette, les pansements, les médicaments ainsi que le couchage... Elles ne manquent pas de travail.

deux.jpgLa maison de retraite possède des lits médicalisés, des douches accessibles en fauteuil, des baignoires à hydro son pour des massages qu’on peut monter et les descendre pour éviter que l'infirmière ne soit dans une position désagréable, des soulève-malades, des verticalisateurs.

Le Stift est très exigeant en matière de propreté, ainsi, le linge de tous les résidents, passe dans les deux grandes machines à laver, ainsi que dans les deux sèche- linges

Dans leur chambre, les résidents ont à leur arrivée la possibilité de mettre leurs effets personnels en plus des meubles qu'ils ont déjà à leur disposition. Dans chaque chambre, il y a une salle de bain spacieuse. La maison de retraite possède aussi sa propre chapelle. On pourrait donc croire voir un Mini-Village.



Toujours une « superbe pêche »! Par Cécile Le Métayer

Marie et moi avons discuté avec deux personnes, Mme B. et M. Peter groupe.jpg Madame B. est une résidente de la maison de retraite depuis son ouverture, c'est-à-dire depuis avril 2007. Elle a quatre vingt quatre ans mais pourtant toujours une « superbe pêche »!

Elle est mère, grand-mère et même arrière-grand-mère! Elle n'a pas toujours vécu en Alsace. Elle était dans les Vosges, à Bains les bains, dans son enfance ainsi que sa jeunesse.

Son père qui était gendarme Elle vivait avec ses parents et ses trois frères dont son frère jumeau, dans la brigade où travaillait son père qui était gendarme. Celui-ci montait à cheval pour son travail. Dans sa jeunesse, ses loisirs étaient de jouer aux billes, d’aller au cinéma etc.

Mais elle avait une passion qu'elle aime encore actuellement, c'est le chant. Elle confie : « J'aimais mieux les chansons que les leçons ! ». Son chanteur préféré était Tino Rossi.

Elle était beaucoup en mer service.jpg Son moyen de locomotion était le vélo. Elle avait dû le financer toute seule. A la maison, elle avait un animal de compagnie, un berger Allemand. Puis elle s'est mariée avec un pêcheur, c'est pour cela qu'elle était beaucoup en mer, en Bretagne, en particulier. Là-bas, ils pêchaient le Poisson chat. Elle a eu trois enfants : un fils et deux filles.

La guerre commence en 1939 et elle était encore jeune. Son père et deux de ses frères sont déportés à cause d'un Allemand… Son père avait déjà participé à la première guerre mondiale et avait la Légion d'Honneur ! Pendant cette guerre, elle avait appris à faucher dans les champs… mais elle faisait attention de ne pas se couper. Car ils n'étaient pas encore protégés contre le tétanos! Elle allait également de temps en temps au bal, durant cette période. Les Allemands leur rendaient visite, ils dormaient dans la grange. Pour Madame B, « aujourd'hui tout a beaucoup évolué! ». Les progrès techniques, sont utiles pour la vie de tous les jours et elle ajoute encore : « l'homme est allé sur la Lune, si il y avait un bon Dieu, les astronautes l'auraient vu ! ».

Madame Peter habitait à Scharrarbergheim jusqu'en 2006 où elle est allée en maison de retraite à l'âge de 85 ans. Elle s'est mariée à l'âge de 27 ans en novembre 1946 à Scharrarbergheim.

quatre.jpgSes parents étaient vignerons … Ils étaient de confession protestante. Avant elle travaillait dans les vignes, elle parle en alsacien et en allemand. Dans sa jeunesse, elle n'a pas eu d'enfant et elle a voyagé dans les lieux renommés d'Alsace. La maison de retraite lui plaît, elle se sent bien là-bas… Elle n'a ni frères ni sœurs.

Elle allait à son école à pied. Les matières enseignées dans son école étaient le français, les mathématiques et la géographie. Lorsque les élèves étaient punis, ils allaient au coin ou ils étaient frappés. A l'école ils portaient des sabots et un tablier à l'école. Les jeux auxquels elle jouait étaient le bowling et les billes.

Son plus beau souvenir d'enfance est sa famille.



Quand les élèves étaient punis… Par Gwenaël Louvet …

Madame Ester, à la maison de retraite en 2006, à l’âge de 95 ans, a habité Paris pendant deux ans et après elle est allée à la Petite Pierre.

Elle a un frère. Elle était infirmière. Elle parle l’Alsacien et l’Allemand.

Elle a une fille et quatre petits enfants qu'elle voit. Elle a voyagé une fois, une seule fois en train jusqu'à Paris.

Ses parents étaient cultivateurs... Elle allait à l'école à Bust. Les matières enseignées étaient le français, les mathématiques et l'histoire. Quand les élèves étaient punis, on les giflait. Elle portait un tablier à l'école. Son plus beau souvenir d'enfance était s'amuser avec ses amis.



La Guerre était horrible Par Emilie Wendling

Au commencement de la guerre, en 1939, j'avais huit ans... Avec mes trois soeurs, mon frère et ma mère, nous vivions dans notre maison familiale, tandis que notre père était au régiment. Nous devions tous travailler afin de gagner des marks pour pouvoir acheter de la nourriture. Durant cette guerre, nous avons perdu notre cousin... Nous n'avons jamais eu de contact avec nos ennemis... Nous n'avions pas le droit de prononcer un mot français sous peine de blâme. Notre père est allé à Tambov mais nous étions trop jeunes pour comprendre que c'était un camp de concentration... Mon mari lui aussi était dans ce camp de concentration. Il était porté disparu, car il est rentré dans le dernier « wagon à bestiaux ». Mon frère, lui, est mort à la Guerre...

J'ai actuellement 75 ans. Tout comme mon père, j'aime beaucoup la musique… Mon père allait une fois par ans à Koenigshoffen à pied pour aller au bal. Avant de venir dans cette maison de retraite dans laquelle je suis depuis quatre ans, nous vivions dans une maison paysanne de Westhoffen. J'aime beaucoup les animations de cette maison auxquelles je participe toujours et je m'y sens bien. J'étais mariée depuis 1955 et mon mari est décédé en 1989. Nous avons quatre enfants, huit petits enfants et un arrière petit fils.

J'ai travaillé à l'époque pendant 4 ans, en tant qu'aide maternelle. J'étais aussi la gérante d'alimentation d'Alsace/Lorraine, aide ménagère à Serrick en Suisse et j'ai travaillé dans pâtisserie à Traenheim. Je parlais allemand durant la Guerre, le dialecte suisse et le français. Dans notre famille, nous sommes protestants. Mes parents étaient cultivateurs. A l'époque, j'allais au cours complémentaire à Wasselonne. Nous devions porter un tablier. Nous aimions jouer à la marelle, aux dominos, à « Ne t'en fais pas », au jeu de l'oie, au « Schwartz Peter » et au loto. Je n'ai jamais voyagé. Mon plus beau souvenir d'enfance était ma chorale et nos fêtes de famille.

Lorsque je lisais des témoignages de la Guerre, j'étais toujours très émue... Mais parler avec des personnes qui ont vraiment vécu ce moment difficile m'a quelque peu changer ma vision du monde actuel. Je crois que nos grands-parents ont une grande expérience de la vie et qu'ils ont besoin de nous la dévoiler.



Leur vie d'avant et sur leurs pensées actuelles Par Sarah Lorch et Mélanie Reysz

trois.jpgNous avons posé des questions à Madame M. et à Madame A. Madame M., a quatre-vingt-quatre ans habitait à Marlenheim. Elle est en maison de retraite depuis un an. Cette maison lui plaît. Mère de trois enfants qu’elle voit souvent. Elle a perdu son mari. Elle a un frère… Elle a travaillé dans une librairie évangélique. Elle parle l'alsacien… Ses parents travaillaient dans une librairie de musique.

L’école… elle y allait à pieds… faisait beaucoup de bêtises avec à la clé… plusieurs punitions notamment le bonnet d'âne. Elle jouait souvent avec ses camarades de classe… Comme aujourd’hui, on pouvait s'habiller comme on voulait… Pendant la guerre elle n'a eu aucun contact avec les Allemands … Elle avait vingt ans… Elle pense que nous avons de la chance de ne pas avoir vécu la guerre… Elle partait en vacance en Espagne, à Costa Brava Elle trouve le vingt-et-unième siècle très différent, elle n'est pas habituée aux progrès technologiques Elle a fait 20 ans de piano… Elle a un chat, Peter.

Madame A., est dans cette maison de retraite depuis 2-3 ans… cette maison lui plaît… elle s'est mariée il y a 42 ans… Elle est mère d’un garçon et d’une fille qu'elle voit autant de fois qu'elle peut. Elle était femme au foyer. Elle habitait à Strasbourg… Elle parle l'alsacien. Elle, contrairement à Madame M, ne faisait pas de bêtises et n'était jamais punie… Elle était à l'école de la Providence… Elle travaillait bien à l’école. Comme Madame M., elle pouvait s'habiller comme elle le souhaitait Elle n'avait ni de frères ni sœurs. Elle a connu la guerre à 18 ans… Elle avait des contacts avec les Allemands mais très rarement.



Leur vie d'avant et sur leurs pensées actuelles Par Datt Lea

maison.jpgLe vingt-et-unième siècle est différent mais bien, elle aime bien les jeunes… Elle trouve que les progrès technologiques sont avantageux et pratiques pour les personnes et la vie quotidienne.

Elle est partie en vacances mais elle n'est jamais sortie de France. Elle n'avait pas de loisir spécial parce qu'elle devait aider ses parents à travailler… à prendre soin de la maison et dans les travaux quotidiens.

Monsieur V. habitait Strasbourg. Il n’est pas venu de lui-même à la maison de retraite ; on l’y a obligé en quelque sorte, il n’avait pas le choix… mais il s’y plaît. Il a soixante et onze ans.

Originaire de Pfaffenhoffen, et marié très tôt, il a un fils qu’il ne voit plus. Il était boucher, à Pfaffenhoffen, parle l'alsacien, et l'Allemand. Il a travaillé déjà au Havre, et s’est déplacé à Paris.



EMPLOI DU TEMPS TYPE

6H30 – 6H45 : Arrivée du personnel de jour - Transmissions Nuit / Jour

Dans la matinée
Lever des résidents. - Aide à la toilette et à l’habillage des résidents. - Installation des personnes pour le petit déjeuner dans le lieu de vie. Aide au petit déjeuner et prise des médicaments. - Participation des résidents à des activités communes, ponctuelles à l’intérieur ou à l’extérieur de l’unité (coiffeur, messe, danse assise, groupe de stimulation de la mémoire, tricot, gymnastique douce,…). - Bains de confort. - Activités thérapeutiques. - Entretien des locaux, ménage quotidien dans les chambres et les sanitaires des résidents.

11H30-12H : Descente et installation en salle de restauration pour le repas de midi.

12H-13H : Repas en commun, par table de 3 ou 4 personnes.

13H-14H : Repos des résidents, sieste, salon TV. Transmissions entre les équipes soignantes du matin et de l’après-midi

14H-17H : Présence du personnel de l’après-midi. - Visites des médecins libéraux. - Bains de confort. - Diverses activités d’animation, de sorties et de loisirs sont proposées aux résidents selon les possibilités de chacun et les conditions météorologiques. - Collations, réhydratation selon les saisons.

17H-18H45 : Préparation pour le repas du soir pris en commun par les résidents en salle de restauration

18H45-20H45 : Préparation au coucher et installation des résidents pour la nuit.

20H45-21H00 Transmissions des informations médicales entre l’équipe de jour et la veilleuse de nuit.

21H00-6H30 : Présence des veilleuses de nuit au sein de l’établissement.



« Le Patio Fleuri »

L’unité d’accueil spécialisée Alzheimer le « Patio Fleuri » de la maison de retraite du Stift accueille des personnes valides atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Sa capacité d’hébergement est de quatorze places. L’architecture particulière de la structure, de plein pied, donne un espace de liberté et de sécurité permettant aux malades valides hyperactifs de déambuler en toute sécurité dans tous les lieux de vie. L’aménagement interne des locaux a pour objectif de créer une ambiance rassurante et de favoriser l’autonomie de tous les malades. L’environnement aussi participe à la stimulation des fonctions cognitives et favorise l’orientation dans le temps et dans l’espace. Les soins relationnels et d’hygiène sont assurés par la même équipe soignante. Ce personnel, formé, est apte à s’occuper de patients touchés par la maladie d’Alzheimer, mais également techniquement à s’occuper de résidents pouvant nécessiter des soins médicaux



Quelques recherches pour comprendre

Le Stift est un moyen donné aux familles pour aider la personne âgée à vivre et à se sentir le mieux possible. Il suit une règle stricte d’aide à la personne.

Des choix de mode de vie saine, notamment manger sainement, gérer son stress et faire des activités physiques et mentales, peuvent rehausser la qualité de la vie de la personne malade.

Voici certains des comportements plus courants et quelques stratégies à essayer, cependant ne pas oublier que la situation varie d'une personne à l'autre, d'un jour à l'autre.

Quand une personne quitte la maison, pour éviter qu’elle se perde, chercher une cause immédiate, rassurer la personne et la distraire avec une autre activité, placer hors de portée les serrures des portes extérieures, masquer les portes avec de la peinture et du papier peint, prévoir des promenades et de l'exercice réguliers, placer hors de vue et de portée les déclencheurs (par ex. manteau, clés, chapeau), avertir les voisins, inscrire la personne à « Sécu-RetourMC : registre d'errance Alzheimer »



Etre toujours prêt

Quand la personne âgée est agitée, il faut essayer de la distraire, trouver une activité significative, la calmer soit en lui faisant écouter de la musique, soit en la touchant… Faire les cent pas avec elle dans un endroit sans obstacles…

Si la personne âgée répète les mêmes gestes, si le comportement ne dérange personne, laisser faire et la distraire avec une activité simple par exemple, plier le linge, polir des meubles, des souliers…, changer le sujet et surtout rester calme.

Si la personne âgée est portée à penser que les autres cherchent à lui faire du mal, la réconforter, ne pas discuter ou essayer de la raisonner, ne pas prendre ses accusations personnellement, la distraire avec une autre activité.

Si la personne a tendance à se déshabiller, s'exhiber Ou faire des avances physiques ou verbales envers d'autres ne pas juger ou réprimander, faire preuve d'affection, rechercher des besoins indépendants comme par exemple le besoin d'aller aux toilettes, l’ennui, la solitude…, distraire la personne avec une autre activité… Ici aussi, rester calme et lui fournir un endroit privé.

Quand la personne à tendance à s’emporter physiquement et émotionnellement, rester calme et rassurer la personne, chercher une cause immédiate et lui donner l'espace pour se calmer… la distraire … mais si votre sécurité est menacée, il vous faut quitter les lieux.



La mise sous tutelle Par Antoine Liernhart

La mise sous tutelle est une mesure de protection la plus forte applicable aux personnes majeures en situation de perte d’autonomie. La personne placée sous tutelle perd en pratique ses capacités à agir en tant qu’adulte majeur.

La tutelle est un régime de protection qui concerne les personnes dont l’état de santé physique ou psychique altéré ne permet pas de garantir l’autonomie

La procédure de mise sous tutelle peut être demandée par la personne elle-même, par son conjoint, par ses descendants, ascendants, frères ou sœurs… par le curateur ou bien par le juge des tutelles, qui peut se saisir d'office.

Pour obtenir une mise sous tutelle, le demandeur doit saisir, par requête, le juge des tutelles du tribunal d'instance dont dépend le domicile de la personne à protéger…