La danse des ombres
Par Les administrateurs le jeudi 9 avril 2009, 19:42 - Les élèves ont la parole - Lien permanent
Par Aurore Eckly de 4ème 4
Un jour comme les autres, fin février, je suis allée à vélo chez une de mes
amies, Sara qui habitait dans le village d’à côté.
Je partis de chez elle vers 19 heures. Je n’avais pas vu le temps passer. Le soleil s’était déjà couché. Je pris mon vélo et commençai à pédaler. Le vent frais de l’hiver se mit à souffler très fort et une pluie glaciale tomba. Je me suis mise à pédaler de plus en plus vite. Mon cœur se mit à battre de plus en plus fort car depuis quelques minutes j’avais l’impression d’être suivie. D’étranges ombres dansaient derrière moi. Etait-ce une personne ? Un animal ? Ou le fruit de mon imagination débordante ? A l’entrée du village, je m’abritai sous un arrêt de bus. Je regardai tout autour de moi mais ne vit personne. Pas un chat ! J’attendis un moment, le temps de me calmer un peu. La pluie cessa enfin. Je remontai sur mon vélo. Encore quelques minutes me séparaient de la maison. De temps en temps, je regardais derrière moi pour m’assurer de ne pas être suivie.
Enfin j’arrivai chez moi, entrai dans ma maison et fermai la porte à clef. J’étais seule ce soir-là. Mes parents devaient rentrer tard. Je me dirigeai vers le salon quand soudain quelqu’un toqua à la porte d’entrée. Des frissons m’envahirent. Mon cœur s’emballa. L’angoisse montait. Je n’osai plus bouger. On toqua à nouveau et une voix familière m’appela. Je pris mon courage à deux mains et demandai d’une voix tremblante :
« Qui est-ce ?
- C’est Sara, répondit la voix.
- Sara ? répliquai-je étonnée. Mais qu’est-ce que tu fais ici ? Tu m’as fait une peur terrible !
- Tu avais oublié ton écharpe. Je pensais que j’arriverais à te rattraper pour te la rendre mais tu roulais tellement vite ! Je suis désolée de t’avoir fait une frayeur. »
Quand je repense à cette histoire, j’ai envie de rire. Je me suis fait tellement de films. Les ombres que je voyais étaient bien réelles mais ce n’étaient que celles des arbres chavirés par le vent. Ce soir-là, Sara et moi avions pris une douche glaciale.