Cette maison de retraite, inaugurée le 1er avril 2006, est un EHPAD, c'est-à-dire un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Elle accueille aujourd'hui, dans des locaux très modernes, 74 résidents. Les personnes âgées sont en général admises à partir de 60 ans. La doyenne a 102 ans.

Le bâtiment est divisé en quatre lieux de vie : trois étages de vingt personnes chacun, organisés selon la dépendance des personnes, le rez-de-jardin étant réservé aux quatorze résidents atteints de la maladie d’Alzheimer. Il y a aussi deux salles-de-bains équipées spécialement pour les personnes âgées. Il existe également un accueil de jour pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer qui ne sont pas domiciliées à l'EHPAD.

Chacune des 74 chambres fait 22 m2 et comporte une grande baie vitrée. Les résidents ont la possibilité d'y apporter leur propre mobilier. Il y a une douche et des WC de plein pied.

Mme FRITSCHMANN, la directrice, nous a fait visiter son établissement : elle nous a montré le restaurant, puis une des salles-de-bain et enfin la chambre d’une résidente. Ensuite, nous sommes allés dans une salle de réunion où quatre intervenants nous ont parlé de leurs métiers au sein de la maison de retraite. Tout d’abord, c’est la directrice elle-même qui nous a expliqué son métier et sa formation.

Puis c’est Muriel MORTZ, agent de salle de restauration qui nous parlé de son métier au sein de la maison de retraite. Il y a 5 agents de restauration, mais ils ne sont jamais tous les cinq présents ensemble. Le 1er est là de 7h30 à 15h, le 2ème de 11h30 à 19h30 et le 3ème de 15h à 20h30. Ils s’occupent de la vaisselle, et du repas (à 17 heures pour les personnes ne pouvant se nourrir seules et à 17h45 pour les autres). Muriel a passé un CAP agent de salle au lycée Camille SCHNEIDER de Molsheim.

C’est ensuite Audrey LANG, aide-soignante, qui nous a rencontrés. C’est une aide-soignante spécialisée pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Elle a su dès l’âge de 14 ans qu’elle allait exercer ce métier. Pour y parvenir, elle a fait une formation d’un an, puis passé un concours et obtenu un BAC pro sanitaire et social. Les principales qualités requises pour ce métier sont l’écoute et la patience. A la maison de retraite, les aides-soignants ont des fiches de poste où sont notées les tâches à effectuer pour chacun et les goûts des résidents. Elles aident les résidents pour aller aux toilettes, se doucher ou se baigner, pour se lever, s’habiller, manger… Elles collaborent avec les aides-médico-psychologiques. Audrey LANG a terminé en précisant que son métier était très physique.

Enfin c’est Danièle RAU qui est venue. Elle est infirmière. Elle a passé un BAC technologique puis un concours d’entrée dans une école d'infirmière comportant des questions de culture générale et un test psychologique et une partie orale avec un entretien avec un jury. Elle a approfondi ses compétences avec une formation d' accompagnement des personnes en fin de vie. Elle nous a confié ne pas faire beaucoup de piqures, contrairement aux clichés, mais plutôt pas mal de prises de sang. Elle n’a pas non plus à faire beaucoup de pansements grâce à la bonne hygiène prodiguée aux résidents. Il y a un casier par résident, avec un compartiment par jour de la semaine, divisé encore en quatre contenant les médicaments à donner le matin, à midi, le soir et au coucher. Son métier consiste à faire attention à l’état général des personnes âgées, à participer aux soins d’hygiène… Elle passe aussi beaucoup de temps au téléphone : elle se met en relation avec les médecins traitants des résidents (elle en côtoie 20 à 25 car chaque résident a le sien) et avec leur famille.

Les professions :

- La directrice

- Les infirmières

- les aide-soignantes

- Les aides médico-psychologiques accompagnent les résidents.

- Les agents des services hospitaliers aident à l’hôtellerie : entretien des chambres et préparation du petit-déjeuner.

- L'ouvrier d’entretien est chargé des diverses réparations : changer les ampoules, rétablir l’eau chaude, aller à la déchetterie tous les mercredis. Il s’occupe également de l’entretien des espaces verts. Il est d’astreinte le week-end et en soirée, mais nous n’avons pas pu le rencontrer car il était en congé. Il a une formation d'installateur sanitaire.

- Les lingères (couturières de formation) lavent les vêtements des résidents.

- La psychologue est présente à 70% à Marlenheim (dont 50% dans l'unité Alzheimer) et le reste du temps dans un autre établissement. Elle intervient auprès des résidents mais aussi auprès de leurs familles et parfois même auprès du personnel médical. Elle a été effectué un master en psychologie (BAC + 4) à Strasbourg.

- La comptable gère les factures et établit les salaires du personnel, elle a un BTS comptabilité.

- La secrétaire gère les dossiers des résidents, et l’accueil de la structure. Elle assure aussi le standard téléphonique.

- Les cuisiniers-pâtissiers travaillent de 7 heures à 14 heures 30, ils préparent les repas de 110 personnes à midi (ceux des résidents, de l’accueil de jour, et du personnel), et de 75 le soir. Ils doivent respecter une procédure d’hygiène très stricte indiquée sur les étiquettes des produits. Ainsi, un repas froid doit être servi à 10° minimum et un repas chaud à 63° minimum. Les repas sont variés : la veille de notre visite, les résident ont eu de la choucroute, le jour même c’était bouchées à la reine et tarte aux pommes et tartes flambées pour le lendemain. Pour le dîner, certains résidents préfèrent parfois d’un café au lait et des tartines.

- Les bénévoles sont au nombre de 20, tous adhérents à une association qu’ils ont créée : « Ensemble contre la solitude ! ». 19 ont suivi une formation. Il n’y a qu’un homme. Ce sont en majorité des membres de la famille d’un résident, de jeunes retraitées. Ils apportent une aide précieuse pour l’animation, pour les sorties et assurent deux tournées boissons dans la journée.

- L’animatrice gère les activités des résidents en fonction de leur dépendance : ainsi, les plus valides pourront faire de la cuisine, du bricolage, du loto, de la belote, du tricot, des jeux de mémoire, des ateliers d’art floral, de l’écriture, et diverses sorties. La lecture du journal permet aux personnes âgées de rester connectées avec le monde extérieur, de garder un esprit ouvert et d’échanger entre eux. Les plus dépendants feront de la gymnastique douce, du toucher empathique, s’occuperont du chien ou peindront. Le chien, Crusoé, a été dressé éduqué pour accompagner les personnes âgées. Les animatrices le sollicitent pour rendre les activités plus ludiques : ateliers d’équilibre (manipulation, passer entre des plots, etc.), toilette (nettoyer ses dents, le brosser), promenade...

ANNENKOFF Gleb - ANSTOTZ Jérémy - MEDER Romane - MIETZNER Romane - MOSSLER Loïc - NUSS Léa - VOGLER Pauline - WICKERSHEIMER Eloïse - BECHTOLD Pauline - KELHETTER Victor